A un vieil ami
A. Willerval

«Tu viens d'apporter à la maison
L'odeur du pelage mouillé.
Alors, quoi de neuf
Mon cher Chien?

Où as-tu pris ce journal ?
Donne-le moi à lire.
Le printemps et l'été s'en sont allés
Mais à quoi bon se plaindre !

Tu as choisi de te promener
Par ce sale temps.
Avec qui as-tu fait connaissance
Aujourd'hui près du banc ?

Cherche dans la cuisine
Quelque chose à manger.
Dans le vieux réfrigérateur
Il reste un bout de viande...."

Tous les deux ont vieilli. Leurs tempes sont devenues grises.
Parfois apparaît une petite larme dans leurs yeux.
Deux vieux camarades se réchauffent l'âme (se réconfortent) pour un peu de temps encore : un chien et un homme.

Traduit par Florence Delafoi
documentaliste, collège de
Cabestany, Pyrénnées orientales